Petit pays je t’aime beaucoup …

Le Cap-Vert, est le lieu idéal pour une semaine dépaysante avant de commencer la nouvelle année. Me voici donc ce 3 janvier 2016 à l’aéroport Cesária Évora de Mindelo…

Je connais déjà l’île, je m’y suis rendu en 2012, cette fois ci j’ai choisi un itinéraire plus sportif (via le voyagiste Huwans) et qui permette la découverte des secteurs les plus « sauvages » de l’île.

Après avoir fait la connaissance de mes 6 compagnons de treks : Alessandra, de Bruxelles mais d’origine Romaine, 3 sœurs originaires de l’Aveyron, un couple de Parisien et moi même et un rapide briefing de notre guide « DJ » comme il aime se faire appeler, nous arpentons les ruelles de Mindelo, très calme en ce dimanche après-midi.

Lundi matin, nous voici dans le bateau direction l’île de Santo Antao : le voyage commence enfin !

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Objectif du jour : l’ascension du point culminant de l’île : le Topo de Coroa, 1979m. Nous prenons un Aluguer (mini-bus local), les paysages sont semi-désertique. Une heure et demi plus tard, nous nous arrêtons dans un petit village « Curral das Vacas », lieu de départ de notre trek. Il est déjà l’heure du pique nique que nous prenons sous l’œil curieux des enfants du village.

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Nous partons enfin, une fois le village au loin, les paysages se font de plus en plus lunaires. Les points de vue sont impressionnants ! Le groupe prend petit à petit son rythme.

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Nous croisons quelques chèvres, la vie n’a donc pas totalement déserté les lieux. Après 3h de marche, et une belle ascension, nous voici un sommet de l’île, le « Topo de Coroa » !

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Une belle descente de plus de 1000m nous attends désormais, nos hôtes d’un soir sont en effet de l’autre coté de l’île dans le petit village de « Norte ».

Après une belle descente dans la pouzzolane volcanique – et une petite compétition entre nous – nous apercevons au loin quelques maisons, les premières depuis notre départ en début d’après-midi.

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Nous arrivons chez nos hôtes d’un soir. Une étonnante cabine téléphonique sans téléphone trône dans la cour. En effet, le mobile a remplacé le téléphone fixe. Si les câbles ont étés récupérés mais les poteaux et cette cabine sont eux toujours la !
Après nous être réchauffés avec un rhum local offert par nos hôtes, nous prenons notre premier dîner : pommes de terre, poulet, riz, patates douces, haricots. Les portions sont très généreuses.

20h30, le groupe électrogène s’arrête, le silence se fait. Nos yeux se ferment…

 

Le réveil est inutile, les premières lueurs du jour nous sortent de nos lits. Le confort était sommaire, mais la nuit fut excellente pour tout notre petit groupe.

Après un petit déjeuner copieux, nous prenons la direction d’Alto Mira. Nous croisons quelques habitants revenant avec leurs ânes chargés d’eau. Notre guide nous apprends que la première source est a une heure et demi de marche. Ils sont donc partis en pleine nuit pour éviter la chaleur, le courage de ce peuple force l’admiration.

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Au fil des kilomètres, la végétation se fait de plus en plus verdoyante. Nous traversons un village, puis un autre avant de reprendre notre ascension. La pose pique-nique se fait devant un paysage à couper le souffle !

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Après une belle descente, nous arrivons dans la vallée. Amadéo, notre hôte d’un soir nous attend dans son Aluguer. Après un bref transfert, nous apprécions le confort d’une douche chaude.

La soirée s’achève autour d’un bon verre ou nous refaisons le monde au son des musiques de Cesária Évora.

 

Lever aux aurores, notre départ est prévu à 6h30, il faut dire qu’un dénivelle de plus de 1000 mètres nous attends. Il est impératif d’atteindre le sommet avant que la chaleur soit trop forte.

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Après cette belle ascension, nous arrivons sur le plateau de Maraços ou nous trouvons des pins, des mimosas, de l’Aloe vera.

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Nous arrivons en milieu d’après-midi sur le plateau de Lagoa, l’école, sera notre dortoir d’une nuit. Les enfants jouent, les femmes font de la farine. La tranquillité du lieu est apaisante.

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En fin de journée, les enfants jouent au foot dans la cour de l’école, nous passerons un long moment à les regarder jouer.

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La soirée, s’achève autour d’un bon repas pris chez l’habitant non loin de l’école. Malgré le froid, nous passerons sur le chemin du retour un long moment a admirer le ciel étoilé du Cap-Vert.

Une nouvelle journée de randonnée nous attends aujourd’hui, nous poursuivons la traversée du plateau de Lagoa. L’ambiance est très boisée : pins, acacias, mimosas.

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Les paysages changent petit à petit, des plantations de Manioc et d’Igname se succèdent. Notre randonnée s’achèvera avec un superbe point de vue sur la vallée de Ribeira da Torre.

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Nous dormirons ce soir chez Marisol, dans la petite ville de  « Vila das Pombas » en bordure de mer.

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Nous partons randonner dans la vallée de Paul, celle-ci est verdoyante et très agricole. Les habitants ont sculptés des terrasses dans les montagnes escarpés pour cultiver la canne à sucre, le manioc ou encore l’igname.

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Notre objectif du jour est la montée au cratère de Cova. Ce cratère atteint 1 166 mètres d’altitude et mène à un panorama époustouflant : d’un côté, la vallée en contrebas avec ses petits villages et la mer coupant le paysage ; de l’autre, le cratère et quelques maisonnées posées tout au fond.

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Nous poursuivons notre chemin, sur les routes pavé de l’île pour arriver jusqu’au Pico da Cruz.

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C’est déjà notre dernière nuit à Santo Antao, nous la passerons dans une maison forestière au cœur d’un minuscule village. Notre repas sera lui, préparé par une habitante.

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Vers 18h, le froid se faire sentir et nous décidons d’aller prendre un apéritif pour nous réchauffer. L’unique commerce (une petite échoppe de quelques mètres carrés) du village fait office de bar, épicerie, boulangerie, quincaillerie, poste de chargement de portable …

Nous achetons donc de quoi nous réchauffer puis restons dans la pièce situé devant l’échoppe. S’en suis un défilé ininterrompu d’habitants : les uns pour acheter 2 cigarettes, les autres pour boire un verre de rhum après une journée du travail, d’autres viennent acheter quelques dizaines de grammes de riz. La curiosité est mutuelle…

Un petit peu plus tard, un groupe d’enfant apporte des tables. Nous comprenons que cette pièce sera notre salle à manger d’un soir.

La table est Pantagruélique : poisson, poulet, riz, légumes. Le décalage entre les quantités de nourritures achetés par les habitants et les plats qui nous sont offerts à de quoi choquer.

Pourtant, aucune jalousie de la part des habitants : ils sont heureux de nous recevoir et nous reprochent de ne pas finir les plats !

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Cette belle semaine de trek, s’achève avec une dernière randonnée, une descente de  1500 mètres. Elle se fera pour la première fois du séjour à travers un épais brouillard.

Il est déjà l’heure de reprendre le bateau, sas de décompression indispensable après cette semaine hors du temps présent …

Petit cadeau pour terminer

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